Entre les vitraux et la terre, elle recueille les rayons célestes, offrandes au silence des cathédrales.
Poussière en suspens
un morceau de ciel descend
jusqu’au creux des mains
Bronze édition limitée numéroté
38x28x18
8 exemplaires numérotés et 4 épreuves d’artiste.
Description poétique
Lorsque le soleil franchit les vitraux, il dépose dans la nef une clarté fragile. Les rayons descendent lentement, effleurant la pierre, révélés par une poussière suspendue comme un souffle immobile. Pendant quelques instants à peine, un fragment de ciel s’invite ici-bas, discret miracle qui souvent ne s’offre à personne.
Un genou posé à terre, le regard levé vers les hauteurs, la Cueilleuse de lumière ouvre ses mains en prière. Dans le silence des voûtes, elle accueille l’offrande du ciel qui se fait lumière, une présence, presque rien, une grâce dans un grain de poussière.
Parfois, un visiteur, arpenteur de pierres anciennes, s’attarde sur ce rayon suspendu. Alors, dans cet instant de recueillement, il s’émerveille de cette présence née de la lumière elle-même, comme si le lieu respirait à travers elle.
Le geste de la Cueilleuse de lumière est d’une infinie simplicité. Il révèle la vérité simple de la lumière sculptée par les bâtisseurs de cathédrales et les vitraillistes.
Ces artisans avaient sans doute compris que les plus belles lumières ne s’attrapent pas. Elles se reçoivent. La cathédrale se fait alors athanor de lumière.
La Cueilleuse de lumière nous invite à ralentir, à lever les yeux, à consentir au silence. Elle nous rappelle que la beauté se saisit : elle attend, patiente, qu’un regard disponible lui permette de descendre jusqu’au creux des mains.
Comme tous les Faiseurs de Sublime, elle révèle une vérité discrète : les trésors les plus précieux ne sont pas ceux que l’on possède, mais ceux que l’on sait accueillir.
Les coulisses de la création
Terre grès papier, cuite, patinée à l’huile et cirée pour l’originale, moulée et reproduite en cire, puis coulée en bronze et patinée.